Les Forbans au pays de l'or

Par: Anounyme

GEORGES LE FAURELESBibliothque des Grandes veaturesditions JULES T A L L A N D I E R75, Rue Dareau, Paris(XIV e )LESForbans au Pays de l'OrLA BARQUE FUNBRESous les premiers feux du soleil, les flots tincelaient, lourdscomme du plomb.A leur surface, pas une ride. On et dit un miroir mtallique.Seuls, les huit, avirons qui plongeaient en cadence troublaientl'onde, poussant lentement le canot vers le large.Sous les larges chapeaux de latahier qui les coiffaient, lesfaces glabres des forats ruisselaient de sueur et quand, aprss'tre courbs sur l'aviron, ils se redressaient, leurs regards sedirigeaient, d'un mme mouvement, chargs de haine, du ctdu surveillant.Celui-l tait assis l'arrire, ne quittant pas de l'il sondangereux quipage.Pour toute arme, un revolver dans un tui de cuir, dont lacourroie fauve sabrait diagonalement son dolman de flanelle.Le bord avanant de son casque colonial noyait imparfaitement d'ombre un front large, non dpourvu d'intelligence, etles yeux bien ouverts, regardant...