Tragédies

Par: Anounyme

EschyleTRAGDIESTraduction de Leconte de LisleAgamemnonLE VEILLEUR.Je prie les dieux de m'affranchir de ces fatigues, de cette veille sans fin que jeprolonge toute l'anne, comme un chien, au plus haut fate du toit des Atrides,regardant l'assemble des astres nocturnes qui apportent aux vivants l'hiver et l't,dynastes clatants qui rayonnent dans l'aithr, et qui se lvent et se couchent devantmoi. Et, maintenant, j'pie le signal de la torche, la splendeur du feu qui doitannoncer, de Troia, que la ville est prise. En effet, voil ce que le cur de la femmeimprieuse commande et dsire. Ici et l, pendant la nuit, sur mon lit mouill par larose et que ne hantent point les songes, l'inquitude me tient veill, et je trembleque le sommeil ferme mes paupires. Parfois, je me mets chanter ou fredonner,cherchant ainsi un moyen de ne point dormir, et je gmis sur les malheurs de cettemaison si dchue de son antique prosprit. Qu'elle arrive enfin l'heureuse dlivrancede mes fatigues ! Que le feu apporte la bo...